Voyager confinées...

Comment voyager quand on est confiné, quand ce(ux) qui nous entoure(nt) semble(nt) être mis sous cloche protectrice, quand on ne peut palper, embrasser ? L'expression tant entendue, quand on est petit et entreprenant, "on touche avec les yeux..." prend tout son sens.

 

Nous vous proposons d'aller avec nous à Assise et ses environs, grâce à nos souvenirs !

Premières impressions
Ce n'est qu'après un long trajet que la ville se donne à voir. La campagne alentour enchante. Les villages accrochés aux collines sont un avant goût qui attise l'impatience.
"Tout au long du trajet, des oliviers ! C'était la première fois que j'en voyais, et en plus c'était au moment des Rameaux. Cela prend tout son sens."
"Les paysages étaient merveilleux ; je me souviens les cyprès, la pierre rose, la douceur... il faisait beau. Tout était beau et superbe. Cela m'a fait quelque chose au coeur."
Puis, la ville émerge des collines.
"C'était beau ! Comme au Moyen Age !"
"C'était l'émerveillement, la beauté du lieu, plein de soleil. Le rose éclatait :c'était très beau. Je ne connaissais rien de Claire & de François, mais mon coeur dansait : joie ! je suis chez moi !"
"La ville qui émerge... le Sacro Covento... ça claque ! ça dit le beau. Il y a une simplicité sobre qui dit François. On se croit vraiment au Moyen Age."
"Après tout un périple à pied : enfin ! me voilà arrivée ! Voyant la ville j'étais remplie de joie, ainsi que tout le groupe de jeunes avec qui je faisais ce pélerinage. JOIE ! JOIE ! JOIE !"
Nous arrivions à pied, après déjà un long périple. Nous venions de gravir le Mont Subasio, et la voilà, la ville au loin, et je me suis dis "depuis le temps qu'on m'en parle !" Mais après avoir été dans les ermitages de la vallée de Rieti, je me suis dit que cela faisait "moins authentique"...
On peut aussi arriver à la tombée de la nuit...

il faisait nuit... et j'ai pensé à la lumière qui éclaire le monde.

On voyait de loin le Sacro Convento illuminé, comme "une ville située sur la montagne" (cf. Mt 5,14), comme la lumière près du tabernacle qui signale une présence, celle de Jésus. Et celle de François qui a suivi Jésus au plus près, en étant humble, petit & mineur.

Nous arrivions en car, il faisait nuit. Tout était superbe, époustouflant. Je regardais émerveillée : c'est impressionnant et magnifique. c'est unique et beau. il faut y aller pour le voir !
" Oh ! C'est beau ! Toutes ces petites rues et ces lumières !"
" c'est extraordinaire !"
... ou encore, sous la pluie...
"On était en février, il pleuvait, et je me disais "ouf ! enfin arrivée !" Tous les petits villages avant d'arriver aiguisaient ma curiosité ; et puis, majestueux, qui se détache de la campagne : le Sacro Convento !"
... cela peut aussi être un peu décevant...

"Rien de grandiose. Après une nuit froide - nous avions dormi à la belle étoile au Mont Subasio - et de la marche, la ville s'offre à mon regard : balafrée, blessée, meurtrie... mais qui se relève.

Des grues, des échaffaudages, des bâches partout. Il y a quelques mois, un terrible tremblement de terre a dévasté la ville, et fait des victimes. Nos soeurs clarisses colettines sont en "exil" en France. L'heure est à la reconstruction.

Pour l'instant, je suis fatiguée, et j'ai chaud."

des grues, des échaffaudages et des bâches... source de la photo

"C'est meilleur quand on partage !"
grâce à vos impressions
vous pouvez aussi fureter par là :

https://www.radiocamino.net/itineraire/sur-les-pas-de-st-francois-dassise-en-italie

https://www.youtube.com/watch?v=2aQu9Z0lzbU