8 mai 2022 4e dimanche de Pâques
"Notre vie : c'est l'Evangile"

Vivre l'Evangile aujourd'hui, avec François et Claire...

et le texte de l'évangile du dimanche

... alors que l'ennemi est aux portes du monastère, et que Claire intercède pour sa communauté, le Seigneur est là !

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jn 10, 27-30)

En ce temps-là, Jésus déclara :
« Mes brebis écoutent ma voix ; moi, je les connais, et elles me suivent. Je leur donne la vie éternelle : jamais elles ne périront, et personne ne les arrachera de ma main. Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tout, et personne ne peut les arracher de la main du Père. Le Père et moi, nous sommes UN. »

 
Claire, « d’un cœur impavide, ordonne – comme elle est malade – d’être
conduite à la porte et déposée devant les ennemis, précédée de la cassette d’argent entourée d’ivoire dans laquelle le corps du Saint des saints était conservé avec la plus grande dévotion.

S’étant tout entière prostrée pour prier le Seigneur, Claire dit en larmes à son Christ : « Te plaît-il, mon Seigneur, de livrer aux mains des païens que voici, tes servantes désarmées que j’ai nourries pour ton amour ? Garde, Seigneur, je t’en prie, ces servantes qui sont tiennes, que je ne peux moi-même garder en l’instant présent. » Aussitôt, du haut du propitiatoire de la grâce nouvelle (= la cassette), une voix, comme celle d’un petit enfant, retentit à ses oreilles : « Moi, je vous garderai toujours.»
– « Mon Seigneur, dit-elle, s’il te plaît, protège aussi cette cité qui, par amour de toi, nous sustente.» Le Seigneur lui répondit : « Elle endurera des dommages, mais par ma faveur sera défendue.» Alors la vierge, levant un visage baigné de larmes, réconforte celles qui pleurent en disant : « Je me porte garante pour vous, petites filles, que vous ne souffrirez rien de mal ; ayez seulement confiance dans le Christ.»

 

THOMAS DE CELANO, LEGENDE DE CLAIRE (LLCl), 14. 21-22
 


Le fait que le Seigneur ait dit qu'il nous garderait toujours et qu'on ne peut sortir de sa main, ne constitue pas des promesses en l'air...

Je peux rendre le temps de relire dans ma vie ces moments où j'ai senti la protection de la main du Seigneur, où, malgré le(s) danger(s) rien ne pouvait m'arriver de funeste ; et rendre grâces !

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