16e dimanche du T.O. 2020 - année A - (Mt 13, 1-23)

 

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 13, 24-30

En ce temps-là, Jésus proposa cette parabole à la foule :
" Le royaume des Cieux est comparable
à un homme qui a semé du bon grain dans son champ.
Or, pendant que les gens dormaient, son ennemi survint ;
il sema de l'ivraie au milieu du blé et s'en alla.
Quand la tige poussa et produisit l'épi,
alors l'ivraie apparut aussi.
Les serviteurs du maître vinrent lui dire :
'Seigneur, n'est-ce pas du bon grain que tu as semé dans ton champ ?
D'où vient donc qu'il y a de l'ivraie ?'
Il leur dit : 'C'est un ennemi qui a fait cela.'
Les serviteurs lui disent :
'Veux-tu donc que nous allions l'enlever ?'
Il répond : 'Non, en enlevant l'ivraie,
vous risquez d'arracher le blé en même temps
.
Laissez-les pousser ensemble jusqu'à la moisson ;
et, au temps de la moisson, je dirai aux moissonneurs :
Enlevez d'abord l'ivraie, liez-la en bottes pour la brûler ;
quant au blé, ramassez-le pour le rentrer dans mon grenier.' "


Le champ, c'est nous. Le maître, c'est Dieu. En nous créant il a mis en nous, en germe, la générosité, nos qualités, l'amour. Mais l'enneml (le démon avec lequel nous sommes souvent complices et tout ce qui peut avoir une influence nuisible sur nous), sème dans notre coeur le mal : orgueil, égoïsme et tous leurs dérivés. Toutes ces tendances mauvaises peuvent se traduire en actes.
Parfois, c'est alors seulement que nous découvrons que nous avons commis le mal et nous essayons de rectifier, d'autres fois nous sommes tellement aveugles que nous ne le voyons pas, d'autres fois encore nous en sommes conscients, mais nous sommes trop faibles pour redresser la barre.
Et quand il s'agit d'un autre, souvent cela nous heurte et nous voudrions arracher le mal qui est en lui, quitte à le blesser profondément, surtout si nous n'y mettons pas assez d'amour. Bien sûr, les parents et ceux qui sont responsables doivent parfois essayer d'aider les autres à se corriger, mais ce doit être dans ce but et non pour libérer leur colère ou leur exaspération.
En définitive, qu'il s'agisse de nous ou des autres, Dieu seul connaît le fond des coeurs, souvent il met sur notre route des personnes ou des signes qui nous aident à juger de nos propres actions, comme les serviteurs qui ont discerné le blé et l'ivraie. Mais lui seul est juge et il a une patience infinie, à la mesure de son amour. Alors, au jour du jugement, l'ivraie, le mal, que nous avons fait sera détruit et il ne resta que le bon grain, le bien qu'il aura fait fructifier dans nos vies.

Alors, loué-sois tu, Seigneur, d'être le Dieu d'amour.