19e dimanche du T.O. 2020 - année A - (Mt 14, 22-33)

 

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 14, 22-33)

Aussitôt après avoir nourri la foule dans le désert,
Jésus obligea les disciples à monter dans la barque
et à le précéder sur l'autre rive, pendant qu'il renverrait les foules.
Quand il les eut renvoyées, il gravit la montagne, à l'écart, pour prier.
Le soir venu, il était là, seul.
La barque était déjà à une bonne distance de la terre,
elle était battue par les vagues, car le vent était contraire.
Vers la fin de la nuit, Jésus vint vers eux en marchant sur la mer.
En le voyant marcher sur la mer, les disciples furent bouleversés.
Ils dirent : " C'est un fantôme. "
Pris de peur, ils se mirent à crier.
Mais aussitôt Jésus leur parla : " Confiance ! c'est moi ; n'ayez plus peur ! "
Pierre prit alors la parole :
" Seigneur, si c'est bien toi, ordonne-moi de venir vers toi sur les eaux. "
Jésus lui dit : " Viens ! "
Pierre descendit de la barque et marcha sur les eaux pour aller vers Jésus.
Mais, voyant la force du vent, il eut peur et, comme il commençait à enfoncer,
il cria : " Seigneur, sauve-moi ! "
Aussitôt, Jésus étendit la main, le saisit
et lui dit : " Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? "
Et quand ils furent montés dans la barque, le vent tomba.
Alors ceux qui étaient dans la barque se prosternèrent devant lui,
et ils lui dirent :" Vraiment, tu es le Fils de Dieu ! "


Une fois encore, Jésus renvoie les foules de peur qu'elles ne veulent en faire un Messie politique et il commande à ses disciples de repartir en barque. Il veut être seul pour prier son Père. Mais dans la nuit, le vent se lève et la barque est battue par la tempête. Jésus sait que ses amis sont en danger et vient à eux en marchant sur la mer.
Bien souvent les vents nous sont contraires et nous avons peur : peur de la maladie et de la mort, peur de perdre notre situation ou plus simplement, peur du qu'en-dira-t-on, peur de ne pas bien faire ce que nous avons enrepris, peur d'être en retard... grands ou petites, nos peurs sont multiples et nous nous sentons seuls et démunis en face d'elles. Et pourtant Jésus est là, Il est toujours là, surtout lorsque nous sommes en détresse, mais nous ne le reconnaissons pas. Souvent, Il vient à notre secours à travers une main secourable, une parole, un geste, un événement, un changement de situation.
Il nous dit:" Confiance ! c'est moi ; n'ayez plus peur " Mais, comme Pierre, (comme il nous ressemble !) nous alternons entre foi et manque de confiance. Pourtant, Jésus nous dit toujours : " Viens, c'est moi ". Alors, ne cessons pas de l'appeler au secours : "Seigneur, sauve-moi ! " Nous ne croyons pas suffisamment que Dieu est présent à travers tous les événements qui ne sont que des causes secondes envoyées par Lui.

Alors, Seigneur ouvre nos yeux à ta présence et nos coeurs à la confiance. Donne à ton Église, qui souvent est symbolisée par la barque, assez de foi pour traverser toutes les tempêtes.