2e dimanche du TO 2020 - année A - (Jn 1, 29-34)

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
voyant Jésus venir vers lui,
Jean le Baptiste déclara :
" Voici l'Agneau de Dieu,
qui enlève le péché du monde
;

c'est de lui que j'ai dit :
L'homme qui vient derrière moi
est passé devant moi,
car avant moi il était.

Et moi, je ne le connaissais pas ;
mais, si je suis venu baptiser dans l'eau,
c'est pour qu'il soit manifesté à Israël. "
Alors Jean rendit ce témoignage :
" J'ai vu l'Esprit
descendre du ciel comme une colombe
et il demeura sur lui.

Et moi, je ne le connaissais pas,
mais celui qui m'a envoyé baptiser dans l'eau m'a dit :
'Celui sur qui tu verras l'Esprit descendre et demeurer,
celui-là baptise dans l'Esprit Saint.'
Moi, j'ai vu, et je rends témoignage :
c'est lui le Fils de Dieu.
"


Nous retrouvons Jean-Baptiste avec qui nous avons fait un bout de chemin dimanche dernier alors qu'il baptisait Jésus. Cette fois, il rend témoignage de ce qu'il a vu. En voyant jésus, il s'écrie : "Voici l'Agneau de Dieu" cela ne nous dit rien, sinon qu'avant la communion, le prêtre dit " Voici l'agneau de Dieu qui en lève le péché du monde". Pour les Juifs du temps de Jésus, les sacrifices d'agneau étaient courants et au temps de la pâque, on offrait l'agneau pascal. Mais il y a plus. C'est une image du serviteur souffrant d'Isaïe , cet homme mystérieux qui par ses souffrances allait racheter les hommes, ce Sauveur, ce Messie que tous attendaient. Jésus est cet homme, fils de Marie dont nous avons fêté la naissance à Noël, il est le cousin de Jean, mais en même temps, il est le Messie, le Fils de Dieu, venu nous sauver et nous dire son amour. Jean s'efface pour lui laisser la place
Jean dit à deux reprises qu'il ne le connaissait pas, alors que Jésus était son cousin et évidemment, il le connaissait, mais il ne le connaissait pas comme le Messie. Il précise à quel signe il l'a reconnu : Il a vu l'Esprit, sous forme d'une colombe reposer sur lui. Du coup Jean proclame : c'est lui le Fils de Dieu et il s'efface devant lui. Dans un autre passage, Jean déclare : Il faut qu'Il grandisse et que je diminue. C'est bien là tout le cheminement d'une vie de foi.