Vendredi-Saint, 10 avril 2020 - année A -

 


Dimanche dernier, nous avons suivi l'entrée triomphale de Jésus à Jérusalem, gardant pour ce vendredi-saint toute notre attention sur la Pasion.
Au jour des Rameaux, la liturgie nous faisait lire l'évangile de saint Matthieu qui décrit longuement les souffrances de Jésus : son angoisse devant la mort, la trahison d'un de ses disciples Judas, l'abandon de tous ses amis, l'hostilité et la haine des chefs du Peuple, les calomnies des faux témoins, les crachats, les giffles et les coups des gardes, le reniement de Pierre, la lâcheté de Pilate, les coups de fouet, les injures, les moqueries, la couronne d'épines des soldats, la condamnation à mort, le portement de croix, le crucifiement entre deux bandits, les insultes des passants, la soif, le cri vers son Père, la mort.
Le vendredi-saint, la Passion selon saint Jean nous le fait découvrir Jésus maître de son destin : "on ne prend pas ma vie, c'est moi qui la donne" avait-il dit. C'est lui-même qui se présente à ceux qui viennent l'arrêter et ceux-ci tombent à la renverse. Il dit à Pierre de ne pas user de violence car il doit faire la volonté de son Père. Il ordonne de laisser partir ses disciples. Aux questions du grand-prêtre, il répond que celui-ci devrait être au courant car il a parlé ouvertement dans le temple. Il ne répond pas non plus aux questions du gouverneur romain Pilate, mais à sa question "Es-tu roi ? " il répond qu'il est roi d'un royaume qui n'est pas de ce monde. Lorsque Pilate invoque son pouvoir, il lui rétorque qu'il n'aurait aucun pouvoir s'il ne l'avait reçu d'en-haut. Il est dit ouvertement que Pilate ne trouve rien à lui reprocher mais le livre par lâcheté. Quand Jésus est crucifié, il pardonne à ses boureaux. Il confie sa mère à Jean, "le disciple qu'il aimait" et Jean à Marie. Devant la foi d'un des bandits crucifié avec lui, il lui promet le paradis et ce pour le jour même. Enfin, il remet son esprit à son Père. L'évangéliste Jean n'occulte pas les souffrances de Jésus, mais elles sont librement acceptées et offertes pour nous.

Comme l'avait dit Jésus : "il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu'on aime". Devant tant d'amour nous ne pouvons qu'être remplis de reconnaissance, remercier et rendre grâce, regretter notre si peu de générosité et essayer d'aimer davantage.