TRESOR DE LA PAROLE

32e dimanche du Temps ordinaire

10 novembre 2019

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 20, 27.34-38)
En ce temps-là,quelques sadducéens– ceux qui soutiennent qu’il n’y a pas de résurrection – s’approchèrent de Jésus et l’interrogèrent.
Jésus leur répondit :
« Les enfants de ce monde prennent femme et mari. Mais ceux qui ont été jugés dignes d’avoir part au monde à venir et à la résurrection d’entre les morts ne prennent ni femme ni mari, car ils ne peuvent plus mourir : ils sont semblables aux anges, ils sont enfants de Dieu et enfants de la résurrection. Que les morts ressuscitent, Moïse lui-même le fait comprendre dans le récit du buisson ardent, quand il appelle le Seigneur le Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob. Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants. Tous, en effet, vivent pour lui. »

Quoi de neuf ?

A l'heure de #metoo, ce cas de figure proposé par les sadducéens cf Lc 20, 28-33 (et que la liturgie du jour saute. En est-elle gênée ?...) est pour nos yeux actuels assez désolant sur l'image et la condition de la femme, qui ici passe de frère en frère et qui n'est pas fichue de leur donner une descendance... "finalement la femme mourut elle aussi..." passons...

Une phrase surprenante, néanmoins :"ils ne prennent ni femme ni mari, car ils ne peuvent plus mourir". Ainsi, si on se marie, c'est parce qu'on est mortel. Voilà qui est surprenant!

Celui qui ne se marie pas, celui ou celle qui s'est laisser saisir par le Royaume, par la vie éternelle, a changé d'optique : il ou elle ne vit plus pour se perpétrer, ou engendrer des enfants, ce qui est un moyen de perpétuer sa vie, d'être immortel. Non, saisi.e par Dieu, on vit pour Lui.

Gardons à l'esprit que la résurrection et la vie éternelle, ne sont pas la continuité de la vie terrestre, mais qu'elles commencent dès ici-bas.

et de plus ancien ?

Cette semaine nous vous proposons de prolonger votre méditation avec ce texte de Saint Augustin
Nos paroles se composent de mots qui se suivent et se succèdent; de même les hommes, auteurs de la parole, se succèdent et se remplacent les uns les autres, et ils composent et forment ainsi l'ordre du monde présent, qui résulte de l'ensemble et de la beauté des choses extérieures.
Dans la vie future, au contraire, le Verbe de Dieu, dont nous jouirons, ne se compose d'aucune suite, d'aucune succession de syllabes tout en lui est immuable et simultané; ainsi pour ceux qui seront admis à la participation de sa félicité, et dont il sera l'unique principe de vie, il n'y aura plus ni destruction par la mort, ni succession par la naissance, ils seront comme sont les anges: «Ils ne pourront plus mourir, parce qu'ils seront égaux aux anges et enfants de Dieu», etc.
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