le pardon des péchés, pour une nouvelle Création

 

le pardon, nouvelle Création et réconcialiation avec elle

 

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" Le premier principe (= Dieu), par le fait qu'il est premier et tout-puissant, est la cause de tout ce qui a lieu dans l'univers, sauf des péchés qui sont des "transgressions de la loi divine et des désobéissances aux commandements célestes." Rien ne lui est rebelle, injurieux et offensant sinon le péché qui, en méprisant le précepte de Dieu et en nous détournant du bien immuable, offense Dieu, déforme le libre-arbitre, détruit le don gratuit et enchaîne au supplice éternel. Or la déformation de l'image et la destruction de la grâce est comme l'anéantissement dans l'être du bien, de l'état et de la vie de la grâce ; l'offense faite à Dieu a autant de poids que Dieu lui-même est grand, comme la peine éternelle possède un aspect infini, il est donc impossible que l'homme se relève de sa faute s'il n'est pas recrée dans la vie surnaturelle, si l'offense ne lui est remise, s'il n'est pas gracié de la peine éternelle. Seul celui qui fut le principe créateur est aussi le principe re-créateur, le Verbe éternel du Père qui est le Christ Jésus, médiateur entre Dieu et les hommes, qui créant tout à partir du néant, crée par lui-même sans aucun intermédiaire.


[...] de l'âme pécheresse qui avait été ennemie de Dieu, prostituée du diable et esclave du péché, la grâce fait l'épouse du Christ, le temple de l'Esprit-Saint et la fille du Père éternel. C'est là l'œuvre de l'infusion gratuite et condescendante du don de la grâce. "


Mais Bonaventure ajoute aussi que Dieu n'agit pas sans le libre-arbitre de la personne :
" il faut que le libre-arbitre se conforme à l'expulsion de la faute en détestant tous les péchés : c'est ce que nous appelons contrition. Il est nécessaire que l'adulte se conforme à l'introduction de la grâce en goûtant et en acceptant le don divin : c'est ce que nous appelons le mouvement du libre-arbitre. "