Bienheureuse Hélène Enselmini

Clarisse, 2è ordre (1208-1242)

 

Née dans une famille noble de Padoue en 1208, Hélène entra fort jeune dans le petit monastère des Clarisses de l’Arcella, fondé aux portes de la ville par saint François lui-même en 1220, si l’on en croit la tradition. Et toujours selon elle, c'est des mains même de François qu'elle reçut l'habit.


Antoine de Padoue rencontra la jeune religieuse lorsqu’il était Provincial de l’Italie du nord. La tradition rapporte qu’entre ces deux grandes âmes s’est établit un lien de sainte amitié faite d’assistance mutuelle : Antoine aidait Hélène à supporter avec une patience héroïque ses nombreuses infirmités. Elle était devenue muette, aveugle, puis paralysée. Elle arrivait tout de même à communiquer avec ses soeurs, grâce à un systême ingénieux qu'elle avait inventé : les soeurs épelaient les lettres de l'alphabet jusqu'à celle(s) qui l'intéressai(en)t.
Elle donnait sens à tout cela en offrant ses souffrances pour le ministère d'Antoine, son directeur spirituel.

Elle mourut à Padoue le 4 novembre 1242 (d'autres sources mentionnent 1231 ou 1251), au terme d’une vie mystique d’autant plus intense que ses infirmités la séparaient progressivement des créatures. Elle fut béatifiée le 29 octobre 1695 par Léon X.

Son corps est actuellement dans une châsse en verre dans le sanctuaire d'Arcella, maintenant inclus dans la ville de Padoue.

 

pour en savoir plus : cette page en italien chez nos soeurs clarisses de son monastère

 

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