« Aime-moi, puisque je t’aime »
Ces paroles que Jésus dit à Ste Marguerite de Cortone, il les dit aujourd'hui à chacun de nous...
Marguerite de Cortone, toute confuse des paroles de tendresse que Jésus lui adressait,s’en regardait comme très indigne et disait :
« Si ces paroles flatteuses que je viens d’entendre sont celles de l’ennemi qui se transforme en ange de lumière, je t’ordonne de cesser de parler et de t’éloigner. »


« Celui qui te parle, répondit Jésus, est Celui que tu as crucifié, Celui qui t’a ressuscitée de la mort du péché, Celui qui t’appelle aux amertumes de la pénitence, par lesquelles l’âme se purifie de toute souillure.
Moi, ton Rédempteur, que tu aimes et que tu recherches en tout, je te dis que tu es ma fille bien-aimée, que je veux t’enrichir des dons les plus précieux de ma grâce à ce point que nulle femme de ton temps n’en a encore reçu de si grands…
Aime-moi donc, puisque je t’aime.
Publie mes louanges et je te louerai et te ferai louer dans le monde entier…
Toutes les grâces que tu as reçues jusqu’à ce jour ne sont rien en comparaison de celles que je te réserve, car l’œil ne saurait voir, le cœur n’oserait penser ni croire aux grâces sublimes que je me dispose à t’accorder…
Ma fille, mon Père t’aime, ma Mère et tous les saints aussi…
Tu es ma fille, parce que tu m’obéis.
Tu es mon épouse, parce que je suis ton seul amour; tu es ma Mère parce que tu accomplis dans la mesure de tes forces les volontés de mon Père et j’ajoute que sur la terre il n’y en a pas que j’aime plus que toi.
Cependant que ces paroles ne te remplissent pas de présomption, car ces consolations tu ne les a pas encore achetées ; un temps viendra où tes souffrances t’apprendront le prix que m’a coûté ton salut. »

« Seigneur Jésus, pourrai-je supporter ces peines ? »

« J’en ai souffert de plus grandes pour toi, ma fille », répondit Jésus.

Sainte Marguerite de Cortone
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