2 août 2026 – 18ème dimanche du temps ordinaire

Par Frères de Limbourg (Herman, Paul et Jean), Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=109059

Matthieu 14, 13-21

En ce temps-là, quand Jésus apprit la mort de Jean le Baptiste, il se retira et partit en barque pour un endroit désert, à l’écart. Les foules l’apprirent
et, quittant leurs villes, elles suivirent à pied. En débarquant, il vit une grande foule de gens ; il fut saisi de compassion envers eux et guérit leurs malades. Le soir venu, les disciples s’approchèrent et lui dirent :
« L’endroit est désert et l’heure est déjà avancée. Renvoie donc la foule : qu’ils aillent dans les villages s’acheter de la nourriture ! »
    Mais Jésus leur dit :
« Ils n’ont pas besoin de s’en aller. Donnez-leur vous-mêmes à manger. »
    Alors ils lui disent :
« Nous n’avons là que cinq pains et deux poissons. »
    Jésus dit :
« Apportez-les moi. »
    Puis, ordonnant à la foule de s’asseoir sur l’herbe, il prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction ; il rompit les pains, il les donna aux disciples, et les disciples les donnèrent à la foule. Ils mangèrent tous et ils furent rassasiés. On ramassa les morceaux qui restaient : cela faisait douze paniers pleins. Ceux qui avaient mangé étaient environ cinq mille, sans compter les femmes et les enfants.

« A l’époque où le bienheureux François séjournait dans un ermitage des environs de Rieti, le médecin venait tous les jours pour lui soigner les yeux. Or, le saint dit un jour à ses compagnons : ‘Invitez le médecin et servez-lui un bon repas.’ ‘Père, lui répondit un frère, je l’avoue à ma honte, mais jamais nous n’oserions l’inviter, tant nous sommes démunis !’ Le saint répliqua : ‘Pourquoi voulez-vous me le faire dire deux fois ?’ Et le médecin qui était présent : « Mes très chers frères, je serai enchanté de partager votre pauvreté.’ Les frères s’activent et apportent sur la table tout ce qui reste dans la réserve : un peu de pain, très peu de vin ; pour que le menu soit plus copieux, le cuisinier apprête quelques légumes. Mais la table du Maître permit de garnir celle des serviteurs : quelqu’un frappe à la porte ; on accourt : c’était une femme qui apportait une corbeille pleine de beaux pains dorés, de poissons, de pâté d’écrevisses et, recouvrant le tout, du miel et du raisin. A ce spectacle, la famille des pauvres fut bien aise ; on laissa pour le lendemain les aliments vulgaires, on dégusta les plus fins sans plus attendre. Et le médecin dit en soupirant : ‘Ni vous, mes frères, ni à plus forte raison nous autres du monde, ne reconnaissons comme nous le devrions la sainteté de cet homme.’ Ils consommèrent peu : le miracle les avait rassasiés plus que n’aurait pu le faire le menu. Ainsi va l’amour de Dieu notre Père : il ne quitte jamais les siens du regard, et nourrit ses mendiants d’autant mieux qu’ils sont plus démunis. »

Deuxième vie de saint François par Thomas de Celano 44

Est-ce que je crois en la bonté du Seigneur ? Est-ce que je sais voir ses signes au long des jours ?… même s’ils ne sont pas toujours (pas souvent) aussi éclatant que ceux de Jésus et de saint François…