La JOIE de la confession
» La confession
est appelée aussi maison de Dieu, à cause de la réconciliation du pécheur. Par elle, en effet, le pécheur se réconcilie avec Dieu, comme le fils se réconcilie avec son père lorsqu’il est reçu dans la maison paternelle. (cf. Lc. 15)


A cette occasion, Luc dit que lorsque le fils aîné fut près de la maison dans laquelle le fils repenti festoyait avec son père, il entendit de la musique et des danses. […]
Lorsque dans la maison de la confession retentit la symphonie des pleurs et la componction amère, aussitôt répond, à l’unisson, le chœur de la miséricorde divine qui remet les péchés. C’est pourquoi le Seigneur promet : Il m’appelle et moi, je l’exaucerai, je le délivrerai et je le glorifierai, et je le rassasierai de longs jours. […]
La confession est appelée aussi porte du ciel. Vraiment, porte du ciel en vérité, vraie porte du paradis : par elle, en effet comme par une porte, le pécheur est introduit au baiser des pieds de la miséricorde divine, est élevé au baiser des mains de la grâce céleste et reçu au baiser de la bouche de la réconciliation paternelle.
O maison de Dieu !
O porte du ciel !
O confession des péchés !
Heureux qui habite en toi !
Heureux qui entre par toi !
Heureux qui s’humilie en toi !
Humiliez-vous et entrez, frères très chers, par la porte de la confession ; confessez, comme vous venez de l’entendre, les péchés et les circonstances du péché, car voici le moment favorable pour la confession, voici le jour du salut pour la satisfaction. «
Sermon du premier dimanche de carême II. 18. 19
satisfaction : ce terme, 128 occurrences dans les Sermons, désigne l’action de réparer la faute par la conversion et la vie nouvelle selon l’Évangile, mais également par des pratiques de pénitence, le jeûne, la mortification et la prière.
